Tout ce que vous devez savoir sur Ronnie Coleman

Dernière mise à jour: 01.12.21

 

Appelé « Big Ron » par plusieurs et répondant également sous l’acronyme « GOAT » ou Greatest Of All Time, Ronald Dean Coleman (plus connu sous le nom de Ronnie Coleman) est un bodybuilder originaire d’Amérique qui est sorti vainqueur de plusieurs compétitions depuis les années 1990 jusqu’en 2007. Ayant actuellement déjà pris sa retraite, il ne perd pas en popularité et est reconnu par beaucoup comme faisant partie des meilleurs du domaine.

 

Un rapide retour sur sa biographie

De son vrai nom Ronnie Dean Coleman, cet athlète qui est maintenant parti en retraite n’a pas pour autant dit son dernier mot, car son nom reste gravé dans l’histoire de sa pratique et il est d’ailleurs reconnu comme étant l’un des meilleurs. En effet, une grande partie de ses collègues s’accordent à dire qu’il est le culturiste le plus performant des précédentes générations. De même, ses prouesses et son engagement ne cessent de motiver une bonne poignée de ses paires, mais aussi des propriétaires de salles qui ne se font pas prier pour afficher son poster un peu partout. Bien que cet athlète n’ait pas toujours été le clou de tous les spectacles auxquels il a contribué (à l’exemple de la période de 1992-1994 où il n’a rien raflé), le vent a su faire tourner les choses à son avantage pour qu’il puisse par la suite s’imposer dans le domaine.

Mais d’abord, si vous désirez le connaître davantage, sachez qu’il est venu sur terre le 13 mai de l’année 1964 en Louisiane. D’une carrure impressionnante, dès son plus jeune âge il a déjà été un très grand amateur de sport, ce qui lui attribue un niveau professionnel en football américain, alors même qu’il fréquentait encore le lycée. Vous l’aurez compris, entre Ronnie et les activités physiques, l’alchimie était présente depuis belles lurettes.

Plus tard, il se démarque dans le domaine grâce à ses mensurations soulignées par sa taille de 1 m 80, son tour de taille de 105 cm, son tour de biceps de 61.5 cm et son poids de compétition de 134 kg. Il va de ce pas accroître le nombre de ses followers à chaque victoire obtenue. Néanmoins, bien que sa carrière commence à se profiler, il n’a pas pour autant lâché ses études, ce qui lui permet par la suite d’obtenir le « Bachelor in science », spécialisé en comptabilité. À partir de cet instant, il accumulera plusieurs petits boulots en tant que livreur au sein de différents fast foods pour ensuite entrer dans la Police en 2000, et être gradé officier de réserve durant 3 années consécutives.

À quoi est due sa popularité

Comme dans toute chose, à chaque succès correspond une trame historique ornementée par plusieurs convictions personnelles, et c’est pareillement le cas pour Ronnie Coleman. En effet, n’ayant pas lâché ses objectifs de vue, voici quelques paramètres qui ont fait que ce culturiste soit propulsé tout en haut de la scène. Parmi ces éléments, on notera sa grande passion pour sa pratique. Effectivement, il a travaillé comme un forcené et a radicalement changé son mode de vie, qu’il s’agisse de ses habitudes de sommeils, de sorties, mais aussi de son équilibre alimentaire, et cela n’a pas tardé à être gratifié.

Eh oui, son corps a acquis de bout en bout une symétrie parfaite et c’est d’ailleurs cet aspect qui l’a mis de plus en plus en avant, se soldant par d’innombrables trophées remportés. Il a donc réussi là où plusieurs ont peiné ! Mais son état d’esprit a autant joué pour beaucoup et cela se sent dans la plupart des vidéos qu’il pose en ligne : il n’a pas froid aux yeux et n’hésite pas à aller au-delà de ses limites, un vrai battant dans l’âme qui se donne les moyens d’enchaîner des entraînements effrénés.

Au fur et à mesure qu’il gagne en notoriété, il n’a pas non plus créé de fossé entre lui et ses fans et ravive la motivation de par ses clichés souriants. Aussi, comme pratiquer ce genre d’activité n’est pas donné à tout le monde, il ne se fait pas prier pour mettre en avant ses performances en soulevant de grandes charges, étant donné qu’il a dans le passé eu affaire au powerlift. Enfin, avec un taux de gras toujours inférieur à 6%, il n’a pas lâché l’affaire prématurément et a poursuivi ses rêves jusqu’à ce qu’il atteigne ses 43 printemps, alors que la plupart de ses collègues se sont arrêtés à l’âge de 35 ans. Voilà en partie tous les secrets de sa réussite, mais il y a bien plus que sa détermination. Si Big Ron est autant populaire, c’est aussi grâce aux diverses compétitions remportées et aux titres obtenus au Mr Olympia qui représente le titre le plus majestueux de tous les siècles.

Et pourtant, 8 fois de suite, de 1998 à 2005, il s’est révélé être le champion avant de se faire éjecter par Jay Cutler au cours de l’année 2006. Malgré cela, on n’est pas près de l’oublier, car avec ses 8 titres il est sans doute celui qui bat tous les records du monde dans le domaine du culturisme. Ainsi, il décide de monter dans l’arène une dernière fois en 2007 avant de proclamer officiellement son départ au sein des professionnels du bodybuilding en 2009. Néanmoins, il ne s’efface pas pour autant, parce qu’il n’est pas rare de le retrouver lors de diverses compétitions, joignant une poignée de motivation à chaque discours annoncé.

 

Le monde du bodybuilding

Également appelé “culturisme” en français, c’est ici tout un art, car le but est de sculpter son corps à partir d’entraînement et d’une certaine alimentation plutôt stricte afin d’obtenir une masse musculaire imposante. Il faudra tout de même retenir que contrairement au powerlifting et à l’haltérophilie, le bodybuilding n’est pas pour autant un sport nécessitant une force extrême. En ce sens, tout le monde peut le pratiquer pour toutes fins, et même, uniquement pour se changer les idées. Ainsi, les compétitions dans cet art se déroulent suivant un seul fil rouge : les candidats sont amenés à révéler le résultat de leurs efforts devant un jury qui va, à son tour, donner des points en partant de barèmes relatifs à la prise de muscle, le niveau de sèche, la symétrie de l’ensemble du corps et la musculature dans sa généralité.

Pour vous donner une idée de ce qui se déroule de manière concrète, l’on demandera à chaque participant de poser en maillot et de mettre en avant chacun de ses groupes musculaires, d’où l’importance de s’entraîner également à faire du « posing » et à parfaire sa méthode de démonstration. Un seul participant sortira ensuite vainqueur du lot, et cela sera grâce à l’équilibre qu’il aura su mettre en lumière. Vous l’aurez compris, ce ne sera pas toujours le plus grand ni le plus vigoureux de tous. Comme annoncé précédemment, 3 critères principaux entrent en ligne de compte dans cette discipline, et c’est ce que nous allons développer un peu plus.

La sèche en culturisme : Cette étape est primordiale dans le monde du bodybuilding étant donné que c’est l’escale par laquelle le pratiquant va commencer à perdre sa masse de graisse tout en veillant à conserver le maximum de muscle. Bien que cela puisse paraître anodin, atteindre cet objectif n’est pas toujours une mince affaire. En effet, pour y parvenir, il faudra engendrer un déficit calorique, ce qui va non seulement enclencher une perte de gras, mais aussi de muscle. Il faudra alors savoir trouver le juste milieu tout en ayant recours à un entraînement poly musculaire. Et si vous voulez tout savoir, Ronnie Coleman n’a pas eu du mal à ce niveau, car les chevronnés du domaine estiment son taux de gras à 3%, ce qui reste tout de même ahurissant.

La musculature : Lorsque l’on parle de bodybuilding, l’on pourrait littéralement traduire le terme par « construction du corps ». En ce sens, il ne s’agira pas de soulever à longueur de journée une charge importante quand on se réfère au culturisme. Le but est plutôt de développer autant que possible les groupes musculaires en passant par quelques activités physiques spécifiées. De même, il faudra savoir jongler entre les temps de sommeils, la récupération, et le régime alimentaire.

La symétrie du corps : Nous n’allons sûrement plus vous expliquer ce que le mot « symétrie » signifie, toutefois ce paramètre se base sur la mise en place d’un physique bien pondéré pour obtenir un résultat des plus harmonieux. Il ne faudra donc pas mettre de côté un seul groupe de muscle et il est très important de développer l’ensemble sans faire d’exception. Et ce principe, Big Ron l’a bien compris, car il a su sculpter son corps pour former un V. De plus, rien n’a été pris à la légère, qu’il s’agisse de ses cuisses, de ses abdos, de son fessier ou encore de ses bras.

Un entraînement à la Ronnie Coleman

Comme nous l’avons énoncé précédemment, Coleman a été depuis son jeune âge un sportif professionnel qui s’est attaqué au domaine du football américain. Pour ce qui est de la petite histoire, c’est Gustavo Arlotta, un de ses très bons amis, qui a fait germer en lui le désir de se ranger du côté des culturistes après ses études. Il commence donc ses entraînements en salle et fait la rencontre du propriétaire qui répond sous le nom de Brian Dobson.

Ce dernier ne tarde pas à proposer ses services à Ronnie et demande à être son entraîneur en vue de participer à une compétition nationale de musculation se déroulant au Texas, la ville dans laquelle il réside. De là, il accumule les victoires et n’a pas hésité à se présenter à des concours d’envergure internationale pour s’imposer dans le domaine et obtenir un score qui se solde à 26 victoires contre des concurrents aussi redoutables les uns que les autres, tels que Flex Wheeler, Kevin Levrone ou encore Jay Cutler.

Et cela est bien évidemment le fruit d’un travail de longue haleine se résumant à des heures d’entraînements sans lâcher prise. D’ailleurs si l’on devait dévoiler son secret, l’on dira que sa réussite, il la doit à l’usage de poids libres à la place des appareils servant à la musculation. Grâce à cela, il a acquis une certaine maîtrise de la force qu’il devra déployer et de la puissance nécessaire pour avoir une masse musculaire optimale. Les principaux exercices auxquels il s’adonnait se basaient sur des mouvements polyarticulaires, à l’exemple des squats, des développés couchés, des rowings et des soulevés de terre.

De jour en jour, il soulève des poids encore plus spectaculaires pour être au top de sa forme lors des jours de compétition. En d’autres termes, il aura 5 jours d’entraînements sur 7 et il ne manquera pas de dépasser ses limites. C’est d’ailleurs à cause de cela qu’il va accumuler des blessures musculaires graves après ses 8 titres mondiaux.

 

Un régime draconien

Il n’y a pas de place pour le hasard et encore moins pour le « laisser-aller » lorsque l’on parle de bodybuilding. En ce sens, l’alimentation joue un rôle primordial pour se sculpter et garder un volume musculaire adéquat. Déterminé et prêt à se surpasser, Ronnie Coleman ne se fait pas prier pour rationner ses repas et aller jusqu’à empoigner 9 portions quotidiennes afin de mieux compléter ses besoins caloriques, et il avait intérêt, étant donné son physique imposant. En moyenne, il prendra donc 5 562 calories au minimum et ses repas sont le plus souvent enrichis en protéines, en lipides, mais aussi en glucides.

Pour ce qui est de ses apports protéinés, il privilégie les viandes blanches maigres telles que les blancs d’œufs ou encore le poulet. Au niveau des glucides, il choisit les plus complexes comme le riz brun, les haricots noirs et les pâtes complètes. Et pour ne pas faire les choses à moitié, vous devez surement deviner qu’il ajoute à sa ration quotidienne des compléments alimentaires sous forme de poudre ou de gélules, ce qui est tout à fait faisable et autorisé en culturisme. Pour vous donner une petite idée, voici son plan d’alimentation, bien que cela ne soit plus à jour aujourd’hui :

À 10 heures du matin, il prend 3 à 5 g de citrulline malate qu’il complémentera à 10h30 par ¾ de tasse de grains de fromage, 2 tasses de blancs d’œufs, mais aussi une tasse de café. À l’heure du déjeuner, il prend habituellement un supplément pré- workout, une secousse de séance d’entraînement, pour terminer avec de la L-Citrulline. Au goûter (vers 16h), il avait au menu 1 à 2 kg de poulet, 1,5 tasse de haricots rouges, 1,5 tasse de riz brun et du pain au maïs. À 18h30, ce sera encore des suppléments, soit 3 à 5g de Citrulline Malate, suivis à 19h par une pomme de terre cuite accompagnée de poulet ou d’œufs. À 22 heures, il aura une pomme de terre cuite au four, un poulet, de la limonade, des frites et du filet mignon. Enfin, son dernier repas se déroule à 1h30 du matin avec de la protéine de lactosérum.

La retraite

Comme toutes choses, il y a une fin à tout. Au cours de la compétition mondiale Mister Olympia, Big Ron fera face à la défaite 2 années de suite, soit en 2006 et en 2007. Il signe alors sa retraite après avoir atteint ses 43 ans et il était bien temps, car après plusieurs années d’activités bien intenses, il a eu affaire à des soucis de santé. Suite à cela, il a dû recourir à la chirurgie pour remplacer 2 fois sa hanche et remettre d’aplomb son dos. Voici donc les interventions qui ont dû se faire après sa prise de retraite : la laminectomie, la décompression, le neck de fusion, la prothèse de sa hanche gauche et droite, la fusion discale et la neurochirurgie pour son dos.

Il prend ensuite une pause d’une année avant de devoir s’allonger de nouveau sur une table chirurgicale en 2018, et cela n’a pas été une opération réussie, nécessitant par la suite une correction. Néanmoins, loin de se laisser abattre, il souhaite renouer avec le sport afin de maintenir une bonne santé. Ainsi, lors de ses séjours en blouse blanche, il n’a pas hésité à solliciter son corps pour éviter une atrophie des muscles. Étant donné qu’il est actuellement en phase de rééducation, il ne cache pas son désir de pratiquer et de faire un tour en salle de sport.

De même, pour rappel, malgré le fait qu’il ait dépensé beaucoup de son énergie en matière de musculation, il faut se souvenir qu’à la base ce n’était pas son objectif principal étant donné qu’il a déjà obtenu une maîtrise dans le domaine de la comptabilité au sein du Grambling State University au cours de l’année 1989, sans que cela lui serve plus tard.

 

 

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