Tout ce que vous devez savoir sur Sarms (Selective Androgen Receptor Modulators)

Dernière mise à jour: 01.12.21

 

L’espèce humaine est par nature insatiable et insatisfaite, toujours à la recherche du mieux pour une meilleure vie. Le monde du culturisme en particulier reflète parfaitement cette tendance, en s’engageant dans des voies susceptibles de modifier l’apparence physique. Les Sarms figurent parmi les solutions-miracles qui pourraient permettre d’atteindre cet objectif.

 

Définition et origine

Sarm représente un acronyme en langue anglo-saxonne pour Selective Androgen Receptor Modulators, ou modulateur sélectif de récepteurs androgènes. Il s’agit d’un ensemble de termes techniques généralement utilisés dans le domaine de la médecine, plus précisément de l’anatomie et du domaine relatif à la branche psychosomatique. Dans un contexte plus concret, les sarms désignent une alimentation présentée sous forme de gouttes, de gélules ou tout autre apparence, que les spécialistes désignent sous l’appellation de complément nutritif ou complément alimentaire. De ce fait, leur objectif principal consiste à apporter à tout individu qui l’utilise l’apport nutritif nécessaire pour combler une production naturelle jugée insuffisante.

Depuis la nuit des temps, l’homme n’a eu de cesse de chercher le moyen de s’améliorer. Depuis l’époque des gladiateurs jusqu’à nos jours, de nombreux aliments qualifiés comme étant vertueux ont été consommés. Des résultats plus ou moins convaincants ont été observés, généralement après la prise du complément après une période assez longue, et avec ces effets parfois dramatiques. Ce n’est que depuis quelques siècles que les progrès de la médecine, et surtout de l’industrie pharmaceutique ont compris comment extraire les vertus de la nature. La transformation de cette essence en un produit brut capable de vous permettre d’atteindre cet objectif s’est alors développée. Toutefois, en ce qui concerne les sarms en particulier, les études semblent encore loin de s’achever, bien que des produits soient déjà disponibles et mis à la consommation sur le marché.

Le monde de la recherche médicale constitue ainsi l’origine principale de la création des sarms. En effet, l’étude portait initialement sur des recherches menées pour lutter contre les méfaits de certaines maladies dégénératives, telles que le cancer ou l’ostéoporose, entre autres. La reconnaissance des effets favorables des sarms aurait été découverte tout à fait par hasard, alors que les études concernaient des traitements sur des cellules cancéreuses. Les chercheurs ont découvert que certains actifs permettaient de prévenir la fonte musculaire lors des tests effectués.

L’étude a alors plus ou moins été détournée, ou plutôt reprise, dans l’objectif d’effectuer des recherches susceptibles de satisfaire à une certaine frange de la population, à savoir le monde du bodybuilding. Les culturistes restent en effet dans la perpétuelle recherche de solution, qui leur permettra de conserver l’apparence pour laquelle ils ont beaucoup travaillé. Comme ils doivent s’entraîner régulièrement pour conserver la morphologie acquise, l’arrivée des sarms leur permet de limiter les fontes musculaires. Même sans devoir s’entraîner tous les jours, ils pourront alors conserver leur forme assez longtemps.

En général, l’on distingue deux types de sarms : les stéroïdiens et les non stéroïdiens. La première catégorie reste fortement similaire aux anabolisants classiques, que les bodybuilders doivent consommer régulièrement pour espérer atteindre leur objectif en termes de prise de masse ou de morphologie. Ils apportent ainsi les mêmes contre-indications que ces produits désormais classés comme néfastes à la santé. À l’opposé, les sarms non stéroïdiens constituent les produits les plus intéressants pour ceux qui veulent essayer ces compléments en prenant le minimum de risques. Déjà, grâce à leur mode d’administration par voie orale, leur prise reste des plus faciles. Ensuite, les études menées jusqu’ici n’ont prouvé aucun effet désagréable pour ce type de complément. Enfin, même si le produit n’est pas encore tout à fait légal, il est facile de s’en procurer en boutique spécialisée ou sur Internet.

Dans tous les cas, les sarms ne peuvent pas encore être considérés comme des produits définitivement finis. Comme tout aliment médicalement étudié, ils passent par différentes phases d’essais, avant de pouvoir être considérés comme des produits fiables et totalement efficaces, provoquant le minimum de risques pour la santé humaine. En phase I, le produit se situe dans la période des tests successifs, pour déterminer le niveau de dangers éventuels, ainsi que le bon dosage à utiliser par prise. Dans la phase II, les études portent sur l’efficacité du produit, c’est-à-dire pour savoir si celui-ci apporte effectivement les résultats attendus. Enfin, la phase III permet de déterminer si le produit peut être considéré comme le meilleur de sa catégorie, en fonction de son efficacité durant un traitement. À titre d’information, un seul sarm, à savoir l’ostarine identifiée en MK-2866, a passé les épreuves de la phase III en 2012.

 

Fonctionnement et utilisations

Le corps humain est formé par d’innombrables composants, dont chacun possède une fonction unique et particulière. Dans le cadre de l’utilisation des sarms, un élément spécifique peut être pris comme référence pour comprendre le fonctionnement du complément : il s’agit de la testostérone. Cette dernière n’est autre que ce que les scientifiques appellent l’hormone mâle. Elle fait partie des androgènes, un ensemble d’hormones mâles qui intervient surtout chez les garçons au moment de la puberté. Sous l’effet des androgènes, la mue de la voix se produit à cette période de la vie, en même temps que la pousse des poils. En parallèle, un effet anabolisant se produit également, se matérialisant par un gain de masse musculaire. Bref, ces hormones mâles constituent les principaux facteurs qui permettent à un garçon d’intégrer la phase homme.

Pour en revenir aux sarms, ces dernières agissent donc à l’exemple de la testostérone, qui favorise la croissance musculaire et la prise de masse. Contrairement aux anabolisants et aux stéroïdes classiques, le surplus d’androgènes intégrés dans le corps s’adresse à ces cellules spécifiques, notamment les muscles et les os. Cette raison explique l’utilisation du qualificatif « sélectif », car elle n’agit pas sur l’ensemble de tous les récepteurs androgènes du corps. Les effets négatifs sur les organes sensibles et vitaux du corps se réduisent alors considérablement.

Comme indiqué plus tôt, les origines des sarms relèvent du domaine médical, dans le contexte de recherches scientifiques. Des découvertes par hasard d’effets intéressants ont cependant orienté les études vers un autre terrain moins vital mais tout aussi important, à savoir le monde sportif. Les adeptes de bodybuilding y trouvent en effet leur bonheur, étant donné qu’ils ont maintenant un produit utile pour atteindre leur objectif. De plus, ils n’ont pas à s’inquiéter outre mesure des éventuels effets négatifs, qui seraient d’ailleurs inexistants, d’après les mérites que vantent les promoteurs et les vendeurs.

L’utilisation des sarms trouve alors un énorme terrain de prédilection dans le domaine sportif. L’univers du culturisme se situe en première ligne dans la liste des consommateurs potentiels. S’agissant de la sculpture corporelle, les sarms se posent en alternative positive vis-à-vis des stéroïdes et anabolisants dont les bodybuilders se servent. Pour maintenir une bonne forme cependant, la prise régulière de ces produits est néanmoins nécessaire. Mais cette méthode ancienne apporte son lot de risques, dont les plus évidents restent bien entendu tous les effets secondaires déjà connus pour cette catégorie de produits.

La catégorie des sportifs professionnels constitue la seconde classe des utilisateurs concernés par l’utilisation des sarms. Si ces compléments permettent aux culturistes de se forger un corps de rêve, ils donnent plutôt aux athlètes la possibilité d’améliorer leur explosivité et leur endurance. Toute la masse musculaire acquise chez un culturiste s’assimile plutôt comme une source de puissance supplémentaire chez un sportif de haut niveau. Ce dernier utilisera alors cette ressource pour améliorer ses performances et augmenter son palmarès. Toutefois, l’utilisation à bon escient reste plus que conseillée, sachant que les sarms sont toujours considérés comme un dopage par les autorités sportives internationales. Une utilisation abusive risque alors d’entraîner des sanctions sur un sportif testé positif aux produits prohibés.

Dans un autre contexte, mais toujours dans les sphères du sport, les simples amateurs peuvent également avoir accès aux sarms. Même si la vente du produit n’est pas à ce jour totalement légalisé au sens propre du terme, il est facile de s’en procurer. Les boutiques spécialisées en matériel de sport et en complément alimentaire peuvent en proposer, selon vos besoins et en fonction de votre objectif d’utilisation. Même si vous n’envisagez aucune compétition, vous pouvez désormais essayer de forger votre corps à l’image de votre idole sportive.

Enfin, une nouvelle cible de choix pour ce nouveau produit miracle se représente par la gent féminine. En effet, la tendance culturelle actuelle cherche à mettre le beau sexe en valeur, en lui permettant d’accéder aux mêmes possibilités et en lui donnant les moyens de disposer des mêmes capacités que les hommes. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir les réseaux sociaux envahis par des athlètes féminins postant des images ou des vidéos de leurs performances, grâce à l’absorption de sarms.

Liste non exhaustive des sarms les plus connus

En fonction de l’objectif, vous devez sélectionner avec soin le sarm que vous pourriez prendre. En effet, même s’ils proposent en gros les mêmes intérêts, ils disposent de caractéristiques spécifiques, qui pourront orienter les résultats vers un véritable Apollon ou un Mr Hyde.

L’andarine figure parmi les sarms les plus connus à ce jour. Figurant parmi les précurseurs de ce type de complément, son principal atout figurait dans sa capacité de repousser les limites de vos performances. Dans un domaine plus physique, elle augmente la densité de vos os, en agissant dans le sens d’un renforcement. L’andarine serait alors une bonne option, lorsque vous atteignez un certain âge, afin de limiter les risques de fracture. Par ailleurs, vous gagnerez rapidement en masse maigre, tout en éliminant les graisses. Enfin, l’andarine est indiquée pour favoriser une récupération rapide après un effort de haute intensité effectué par votre corps. Dans un cadre beaucoup plus intimiste, elle favorise la libido, mais limite plutôt la fabrication de spermatozoïdes.

L’ostarine, référencée sous l’identification MK-2866 dans les sarms, constitue le produit dont les études ont atteint la phase III. Par contre, aucune suite officielle concernant ces études n’a été mentionnée. En ce qui concerne ses capacités, les culturistes qui l’ont adopté dans leur régime lui reconnaissent un atout certain en matière de récupération. Par ailleurs, le gain de masse musculaire maigre a été confirmé par des études cliniques effectuées durant les différentes phases cliniques. Même à petite dose, elle a permis à des cellules cancéreuses de résister de manière plus efficace et plus durable contre la dégénérescence. Cet aspect de durabilité permet alors aux culturistes de conserver à long terme la masse musculaire acquise après un entraînement intensif.

Le ligandrol, référencé LGD-4033, se rapproche le plus des traditionnels anabolisants chimiques, avec ses principaux atouts et les effets négatifs en moins. Anabolicium, son nom adopté par les principaux adeptes, en dit d’ailleurs assez long sur ses capacités. En d’autres termes, quelques gouttes de ce produit vous permettent de gagner en masse musculaire maigre en un temps record. Par la même occasion, le ligandrol serait reconnu pour apporter un supplément de force vitale pour vous aider à vous dépasser durant vos séances d’entraînement, vous permettant d’obtenir rapidement des résultats répondant à vos besoins. En outre, ce serait le sarm à ne pas rater pour se sculpter un véritable corps artistique. Enfin, votre libido en sort bénéficiaire, en plus d’une sensation de bien-être total.

La cardarine est répertoriée sous la référence GW-501516, et dispose d’un atout particulier par rapport aux autres : elle pourrait être la seule qui permet de puiser l’énergie dont vous avez besoin dans votre réserve de graisse, plutôt que dans les glucides. Si vous voulez passer du corps de Bibendum à celui d’une statue d’athlète datant de la Grèce antique, il vous faut impérativement intégrer la cardarine dans votre régime. Le gain en masse musculaire est ainsi assuré, avec l’assurance d’une belle forme, car elle permet d’éliminer la graisse existante, au profit de muscles réellement durs et saillants. Par contre, vous devez la prendre assez souvent, de quatre à six fois par jour. En outre, vous devez généralement la combiner avec des anabolisants classiques, pour espérer obtenir le résultat escompté.

 

Avantages et inconvénients

Compte tenu de l’utilisation intensive et presque publicitaire des sarms dans le milieu sportif en général, et dans le culturisme en particulier, il semble judicieux de connaître les principaux atouts, mais aussi les risques relatifs à la prise de ces produits. En effet, même si les sarms se présentent comme des produits miracles, ils présentent quand même des aspects moins reluisants qui ont été relevés après observation de quelques utilisateurs sur une certaine période.

En ce qui concerne les points forts, le principal argument mis en avant concerne l’absence d’effets secondaires ou indésirables. Contrairement aux anabolisants chimiques et autres stéroïdes, aucune réaction relative à des palpitations ou tachycardie n’ont été signalées jusqu’à présent. En outre, aucun stress inexplicable, ni accès d’anxiété n’a non plus été relevé. Dans le registre somatique, les compléments chimiques sont reconnus et prouvés comme néfastes à bon nombre de cellules et organes vitaux. Les maladies de la prostate, en général, constituent les effets à long terme de la prise continue des stéroïdes. Un niveau de dommage hépatique irréversible figure aussi parmi les revers des anabolisants. L’utilisation des sarms vous épargne tous ces désagréments, pour vous permettre d’atteindre rapidement votre objectif. Aucune remarque sur une éventuelle modification des cordes vocales vers un ton plus grave, ou l’apparence d’acnés n’a non plus été enregistrée jusqu’à ce jour.

Par ailleurs, l’accélération de la perte de graisse semble avérée, au profit d’une prise de masse maigre rapide. Certains types de sarms disposent en effet de vertus permettant de puiser dans la masse graisseuse pour servir de carburant dans les efforts que vous fournissez. Durant les séances d’entraînement, vous éliminez donc de la graisse tout en gagnant en muscle. Les résultats restent ainsi plus probants que l’ingestion en grande quantité de vitamines, protéines et autres éléments nutritifs à base de végétaux. Enfin, un atout qui convaincra les plus réticents se situe dans le fait que le muscle acquis au cours de l’entraînement se conserve longtemps. Une des vertus principales des sarms concerne en effet la lutte contre la fonte musculaire.

Malgré tout, ces résultats flatteurs nécessitent le respect strict des dosages préconisés. En général, une dose de 10ml par jour reste le maximum recommandé. Toutefois, la plupart des utilisateurs n’hésitent pas à dépasser cette indication, certains culturistes en prennent jusqu’à 50 ml par jour. Il est évident que les résultats arrivent plus vite à ce rythme, mais la médaille montre un revers peu reluisant dans ce cas. En effet, il est possible de finir par avoir une chute de la virilité, certains produits stimulant certes la libido, mais limitant de manière conséquente la spermatogénèse.

Par ailleurs, les sarms s’attaquent à la longue aux follicules pileux, résultant sur des chutes de cheveux, et aboutissant même à une calvitie localisée ou totale, à long terme. D’autre part, des cas de gynécomastie (augmentation de volume des seins chez l’homme) peuvent également être observés. Enfin, dans de rares situations, des troubles de la vue ont également été remarqués chez des sujets présentant des sensibilités préalables.

 

 

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